Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

dimanche 3 août 2014

Comment s'en mettre plein de poches en Asie mutante, M.Hamid, Grasset

C’est l’histoire d’un homme né pauvre et qui va faire fortune par n’importe quels moyens dans une Asie mutante (Pakistan ?) : espèce de manuel de survie et de développement personnel, une réflexion sur son monde. L’utilisation du « tu » aurait dû impliquer le lecteur puisque l’auteur s’adresse à lui (« Une vision où toi lecteur… »), mais pas vraiment distrayant et pas vraiment « un petit joyau de la littérature » (dixit la 4ème ). Ni plaisir, ni émotion ni implication de ma part !
Commentaire de la libraire : ce livre est très attendu, un peu comme Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Peut-être une idée des lecteurs/trices auquel il s'adresse. 

N'éteins pas la lumière, B.Minier, XO

Une lettre anonyme glissée dans la boîte aux lettres de Christine Steinmeyer, animatrice à Radio 5. A qui est-elle adressée, cette lettre qui annonce le suicide d’une jeune femme et qui accuse celle qui la reçoit ? Et c’est parti pour une « partie » de harcèlement, de manipulation, de vengeance, de haine, de jalousie… : cocktail explosif ! Vous avez envie de suspense ? Alors, vous ne pouvez pas mieux tomber parce que là, c’est de la surtension page après page. « C’était comme si elle découvrait un monde inconnu, plein d’ombres et de chausse-trappes, un monde qui avait toujours été là mais qu’elle voyait pour la première fois, qui était demeuré invisible alors même que s’y déchaînaient des forces dont elle ne soupçonnait pas l’existence. » (p. 479). A lire jusqu’au bout de la nuit, mais n’éteignez surtout pas la lumière !

La malédiction du bandit moustachu, I.Teodorescu, Gaïa


Quelque part dans un pays de l’Est, début du XXè siècle, Gheorghe Marinescu, petit bourgeois, laisse mourir de faim et de soif dans sa cave le bandit moustachu qui prend aux riches pour donner aux pauvres. Gheorghe s’empare ainsi du butin du bandit mais ce dernier, dans son dernier souffle, maudit Gheorghe et tous ses descendants jusqu’en l’an 2000. Et de fait, Gheorghe ne profitera pas longtemps de sa fortune indûment acquise, quant à ses descendants… ! Ce premier roman sous forme de saga familiale est très bien construit, dans une langue (l’auteure écrit en français) et un style clairs et enjoués avec des dialogues dans le texte qui collent aux personnages. Ce fut et ce sera sans doute pour vous, un petit régal de lecteur.
Commentaire de la libraire : je ne l'ai pas encore lu mais je suis déjà sous le charme de la couverture...

jeudi 17 juillet 2014

Au temps des catastrophes, I.Stengers, La Découverte

Parce que l'auteure est une femme, Belge et parce qu'elle avait très certainement des choses à me dire et à m'apporter, je me suis lancée dans la lecture de cet essai dont je regrette sincèrement le titre, et plus encore le sous-titre (Résister à la barbarie qui vient). Car si le temps est aux catastrophes, le livre est plus réjouissant que déprimant. Pas toujours facile à lire et à comprendre mais motivant pour retrouver la voie de la pensée, de la réflexion, de la sensation, de la rencontre et du "faire ensemble".

mardi 15 juillet 2014

Notre quelque part, N.A.Parkes, Zulma

Un plongeon en Afrique noire ! A lire, pour frôler un continent, un peuple, une culture, une langue si différents !

jeudi 10 juillet 2014

Trop, J.L.Fournier, La Différence

Trop de brosses à dents, d'informations, de livres, de beurre, de livres de beurre,... Trop, c'est trop ! J.L.Fournier n'en peut plus de cette surconsommation jusqu'à la nausée. Moi, non plus ! Drôle et intelligent à la fois !

mardi 8 juillet 2014

Contre le capitalisme, P.Vassort, Le Bord de l'Eau

Tout petit livre qui en dit long... (sur ce que je deviens). Je reprends ainsi les mots de l'auteur : "Redonner le sens des mots, éviter les effets de mode, lutter contre l'affaissement et la destruction culturels, par une haine de tous les instants sur ce qui est en place c'est déjà lutter contre l'idéologie capitaliste, technocratique et bureaucratique."