Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

lundi 21 décembre 2009

Est-ce moi ou les livres ?




Coup sur coup, voici trois romans que je ne termine pas. Trois histoires auxquelles jamais je ne me suis sentie accrochée, d'où aucune émotion n'est sortie. J'arrête - sans jugement -. Ce n'était peut-être pas le bon moment.
Vers l'aube : des paysages écossais et des paysages écossais...
Comme la grenouille sur son nénuphar : un crack boursier et c'est la fin du monde (pour certains).
Je n'ai pas dansé depuis longtemps (parution fin janvier). Parfait si on s'intéresse à la conquête spatiale. Personnellement, je préfère les hommes aux étoiles !

Les heures souterraines, Delphine de Vigan, Lattès


Elle, c'est Mathilde, 40 ans, veuve, trois enfants. Elle est adjointe du directeur de marketing de la filiale Nutrition et Santé. Lors de la présentation des conclusions d'une enquête, elle déplaît à Jacques Pelletier, son patron macho, connard, suffisant. Adjointe = jointe à son patron, pieds et poings liés. Elle était sa créature, sa chose. Elle lui a échappé, alors il se venge et commence un harcèlement moral progressif, insoutenable, intenable, fait de petites vexations, de non-dits, d'indifférences, de petites humiliations, de coups bas... Elle s'enferme alors dans une vie « bocal » comme celui de son écran de veille. L'eau se trouble et l'oxygène vient à manquer. Il faut tenir, ne pas se laisser étouffer.
Lui, c'est Thibault, 43 ans, médecin généraliste de ville et de garde. Il est mal dans son amour. Il est mal face à la misère et à la solitude qu'il rencontre dans son travail. Sa vie est faite de 40% de rhino-pharyngites et de 60% de solitude.
Deux destins parallèles, deux descentes aux enfers... Mais, je sens que j'en ai trop dit !
Chaque mot, chaque phrase construisent la mélodie de ce roman. C'est du Mozart : pas un aria, plutôt un requiem.
Il est de ces romans dont on tourne la dernière page avec regret parce qu'on ne veut pas le quitter.
Simplement sublime !

Moi : je l'avais lu d'une traite pendant mes vacances. Il m'en reste beaucoup de choses... En effet, excellent roman !

lundi 14 décembre 2009

Des gardes à la place des caissières


Me revoici pour un coup de gueule !
Ce soir, nous sommes allés faire des courses chez Ikéa (nous n'en sommes pas friands mais j'avais le besoin urgent d'une nouvelle penderie pour P.U).
Rapides comme l'éclair pour traverser le magasin, nous voilà très vite aux caisses où quelle ne fut pas ma surprise : des selfscan, une caisse sur deux.
J'avais déjà, juste avant d'arriver aux caisses, été surprise par le nombre d'ordinateurs censés nous renseigner sur les produits : des ordis plutôt que des hommes, cela coûte moins cher...
Des ordis plutôt que des caissières et nous nous meublerons tous pareils pour rien !
Donc, la caissière plutôt que le scan. Sauf que la caissière était vraiment désagréable et qu'elle s'est adressée à notre fils de deux ans de manière plutôt sèche pour lui demander de ne pas emmener le petit caddy. Il n'y a pas d'âge pour voler un caddy, faut se méfier !
Je paie et lorsque mon mari s'éloigne de deux mètres des caisses, le voilà interpelé par un garde de sécurité qui lui dit qu'il faut laisser le sac jaune à l'intérieur.
Que de méfiance et de mesures de sécurité !
Et quelle idée judicieuse de remplacer les caissières par des gardes !
Je déteste ce genre de magasins où vous n'entrez pas comme un client mais comme un voleur potentiel ! Depuis des années et pour cette même raison, je ne mets plus les pieds chez Carrefour !
Ils ne sont pas prêts de me revoir chez Ikéa !

samedi 12 décembre 2009

Loin, R.Camus, POL


Bon départ : un homme quitte le monde qu'il n'aime pas (notre monde) pour s'isoler. Egalement, un plaidoyer pour la langue française.
Mais, je me suis lassée et à l'instar de cet homme qui s'en va, moi, je me suis éloignée du roman pour ne plus y revenir.
Dommage.

Gâteaux et chapeaux, B.Friot et C.Mara, Milan J


Une couverture qui en a dit long sur la tendresse qui se dégage de cet album. Dame Lola est seule. Pour s'occuper, elle fait des gâteaux et des chapeaux et essaie de garder grâce à eux les gens qui passent. Et un jour... Poétique, doux et beau.

Bon anniversaire princesse, Chamo, Gallimard J


Que nous avons ri avec cet album ! Une première lecture et une belle histoire de princesse "rose". Puis, une deuxième lecture en soulevant les volets et une franche rigolade pour les enfants qui en ont redemandé. Félicitations à l'auteur : une réussite à tous points de vue !

jeudi 10 décembre 2009

Hiver arctique, A.Indridason, Métailié


Janvier glacial à Reykjavick. Le corps d'un garçon de 12 ans est retrouvé mort au pied d'un immeuble de la banlieue. Il a reçu un coup de couteau dans le foie. Sa mère est thaïlandaise : crime raciste ? On retrouve avec plaisir le commissaire Erlandur, les enquêteurs Elinborg et Sigurdur Oli comme dans « La femme en vert ». (mêmes auteur et éditeur, 2006)
Il est encore ici question de l'Islande, pays froid mais aussi fermé à l'intégration des émigrés et à la multiculturalité. C'est un polar social et psychologique dans lequel Erlandur se pose beaucoup de questions existentielles : célibat, drogue, racisme, extrémisme, éducation, école...
« La vie était un enchevêtrement de hasards dénués de toutes règles, des hasards qui gouvernaient l'existence des gens, comme ces tempêtes qui s'abattaient sans prévenir, faisant morts et blessés. » (p.331)
Plaisir de lire.