Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

lundi 13 février 2017

Par amour, Valérie Tonc Cuong, Lattès

C'est la guerre. Au Havre comme ailleurs. Deux soeurs et leurs familles. Partir ? Rester ? Evacuer au moins les enfants ? Résister ? Simplement tenir ? Chacun fera ce qu'il pourra. C'est beau, c'est tendre, c'est doux malgré le contexte épouvantable. Egalement riche historiquement. Une réussite !

vendredi 10 février 2017

La peau, l'écorce, Alexandre Civico, Rivages

Bref mais percutant. Bref et percutant ? Une alternance de récits ou une même histoire ? La guerre, en tout cas. La misère, la violence. La souffrance. 


Les conséquences, Nina Wijers, Actes Sud

Minie Panis, artiste conceptuelle reconnue et renommée, s’interroge sur sa vie et son identité artistique. Elle se défend d’être « artiste », l’être ou ne pas l’être ? Qui le saura, sinon elle ! Satire, ironie du monde artistique ou simplement une introspection métaphysique avec ses conséquences. Les miennes seront l’abandon sans regret de ce roman en cours de lecture : trop intellectuel et personnel à mon goût et vide de sens. J’aime ou je n’aime pas, et quand je n’aime pas, c’est que je ne comprends pas. Finalement, ce qui est important n’est-il pas simplement « l’art de vivre » ?


jeudi 9 février 2017

La Jeune Epouse, A.Baricco, Gallimard

La Jeune Epouse arrive dans la Famille du Fils, attendant son retour afin de le marier. Le Père, la Mère, la Fille, l'Oncle, Modesto. Chacune et chacun présents pour l'occuper, l'initier. 
Ce roman, dans lequel l'écrivain parvient à se glisser régulièrement est un pur bijou, à la langue subtile, délicate, intelligente et dans lequel l'érotisme est élégant et puissant. 
Une réussite en français. Comme il doit être beau en italien. 

mardi 7 février 2017

Des espaces vides, Miguel Francisco, Delcourt

Un gars qui semble un peu perdu tente peut-être de se (re)trouver en racontant à son fils l'histoire de ses parents et de ses grands-parents. La guerre civile espagnole, l'exil en Argentine,...
Un bon moment. 

Dans la forêt, Jean Hegland, Gallmeister

L'histoire se passe après une grande catastrophe dont on ne sait rien. Deux soeurs doivent tenter de survivre seules dans la maison familiale au fond des bois. Elles s'aident, s'entraident, se déchirent aussi. 
Un roman survivaliste ? Un appel au retour à la nature pour nous, humains, consuméristes perdus ? 
Serait-on prêts si...
Beau !

La petite fille au dé à coudre, Michael Köhlmeier, J.Chambon

Elle a 6 ans. Elle ne parle pas la langue, elle est abandonnée au centre d’une ville allemande par son « oncle », qui, un soir, ne viendra pas la récupérer. Alors, elle erre dans la ville qu’elle ne connaît pas et se perd. Recueillie par des agents, elle sera placée dans une maison d’accueil d’où elle s’enfuira avec deux garçons plus âgés. Commence alors son errance. Une histoire triste, une espèce de conte où les fées ne pourront pas l’empêcher de se perdre à nouveau. Elle n’a de place nulle part : une enfance perdue.