Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
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samedi 21 mars 2015
Maurice et Mahmoud, F.Jensen, Gaïa
Fleming Jensen aime faire rire et il le fait très bien. Des petits "poufs de rire" à de francs fous rires, je me suis bien marrée avec ce roman, en huis-clos dans l'appart de Mahmoud. Des quiproquos, de l'absurde, de la religion, de l'amour, de la haine,... Très bon moment !
samedi 27 décembre 2014
Petit traité des privilèges de l'homme mûr, F.Jensen, Gaïa
Arrivé à un certain âge, il arrive que l’on doive se lever la nuit pour un besoin urgent et physiologique, une petite fringale ou une insomnie passagère. C’est à ce moment-là que l’esprit gamberge et part un peu dans tous les sens. Jensen (auteur du « Blues du braqueur de banque ») nous livre ici ses réflexions philosophiques et ses divagations nocturnes qui constituent un agréable intermède dans la liste de nos lectures. A lire au milieu de la nuit ! Attention, ne pas oublier de retourner dormir… après… sur la pointe des pieds !
vendredi 7 novembre 2014
Petit traité des privilèges de l'homme mûr, F.Jensen, Gaïa
La nuit, Flemming Jensen a faim. Alors, il se lève pour manger... et en profite pour écrire de petites chroniques qu'ici, il partage avec nous. Pour notre plus grand bonheur. C'est drôle, incisif. Ca se lit vite et bien.
jeudi 16 août 2012
Avant la fin, L.Jensen, Seuil
Suffocant de bout en bout ! Imaginez Bethany, une ado psychotique matricide internée dans un centre psychiatrique pour ados violents et qui « aurait » le don de prévoir les catastrophes naturelles mais que personne ne veut écouter ; une psychothérapeute paralysée, en chaise roulante, encore traumatisée par son accident de voiture, chargée de s'occuper de l'ado en question ; un physicien qui accepte de croire aux prophéties catastrophiques de l'ado névrosée ; des sectes millénaristes et ça donne un roman paracatastrophologique, eschatologique, apocalyptique !
Cette intrigue solide, savamment échafaudée, mêle sentiments, émotions, sciences et questions sur l'avenir de la planète sans tomber dans un sabir ni écologique, ni scientifique, ni psychanalytique, juste ce qu'il faut !
Tout simplement passionnant. A quand le prochain Liz Jensen ?
Cette intrigue solide, savamment échafaudée, mêle sentiments, émotions, sciences et questions sur l'avenir de la planète sans tomber dans un sabir ni écologique, ni scientifique, ni psychanalytique, juste ce qu'il faut !
Tout simplement passionnant. A quand le prochain Liz Jensen ?
mardi 10 juillet 2012
Le blues du braqueur de banque, F.Jensen, Gaïa
Où l'on découvre dès le début de l'intrigue le nom du meurtrier, celui de la victime et l'arme du crime. C'est pas banal, non ? Mais il reste le mobile ! Max, fidèle ami et conseiller du 1er ministre, tue Tom, le 1er ministre, à l'aide d'une bouteille de Glenfiddich de 30 ans d'âge (vous savez celle qui est triangulaire et qui ressemble à un Toblerone en plus grand et en plus solide ! On aurait pu choisir un Red Label ou un Johnny Walker , mais Glenfiddich, c'est plus classe, non ?). Le narrateur, le braqueur de banques, veut relater les faits que lui a racontés Max le génie. On a droit alors à un récit complètement déjanté, surréaliste au style teinté d'un humour « braque » (voir la couverture) à la limite du burlesque. « Nous voilà presque revenus où tout avait commencé, la boucle est bouclée, je peux enfin raconter l'histoire depuis le début ; maintenant que nous savons comment va se terminer ce qui ne va pas tarder à commencer. » et « Où Tom trouve lui-même un moyen pour que ce qui se passe mal se passe bien. Mais ça se passe mal ! Ça aurait pu se passer bien, et c'était presque le cas ? mais alors ça s'est pal passé. C'est pas bien. » Réflexions de l'auteur, dérision et aphorismes « Il s'en va des ministres comme des couches jetables ; il faut les changer souvent. ». Surprenant, déstabilisant, désopilant, fascinant, génial. C'est comme le bon vin, ça réjouit le coeur de l'homme.
samedi 30 juillet 2011
Parano, J.L.Jensen, Intervalles

D'un bleu très bleu, ce premier - deuxième ? - roman d'un Danois adopté du Canada décrit, sûr de son titre, la montée de paranoïa d'un écrivain (prénommé...Jan) lorsqu'il voit, à la fois heureux et pris de panique, son premier livre accepté par une maison de renom.
Si le premier chapitre, consacré à l'admission en hôpital psychiatrique, tarde à mettre les choses en place, on assiste à la mise en oeuvre précisément orchestrée d'un scénario délirant.
Jensen écrit avec la précision de celui qui connaît son sujet, au point où la question de son implication autobiographique se pose tout au long de ce parcours psychopathologique, net dans le complexe, avec un humour parfois désopilant et une maîtrise exempte d'excès.
Si c'est un premier roman, chapeau ! Si c'est un deuxième aussi !
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