Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

jeudi 17 juillet 2014

Au temps des catastrophes, I.Stengers, La Découverte

Parce que l'auteure est une femme, Belge et parce qu'elle avait très certainement des choses à me dire et à m'apporter, je me suis lancée dans la lecture de cet essai dont je regrette sincèrement le titre, et plus encore le sous-titre (Résister à la barbarie qui vient). Car si le temps est aux catastrophes, le livre est plus réjouissant que déprimant. Pas toujours facile à lire et à comprendre mais motivant pour retrouver la voie de la pensée, de la réflexion, de la sensation, de la rencontre et du "faire ensemble".

mardi 15 juillet 2014

Notre quelque part, N.A.Parkes, Zulma

Un plongeon en Afrique noire ! A lire, pour frôler un continent, un peuple, une culture, une langue si différents !

jeudi 10 juillet 2014

Trop, J.L.Fournier, La Différence

Trop de brosses à dents, d'informations, de livres, de beurre, de livres de beurre,... Trop, c'est trop ! J.L.Fournier n'en peut plus de cette surconsommation jusqu'à la nausée. Moi, non plus ! Drôle et intelligent à la fois !

mardi 8 juillet 2014

Contre le capitalisme, P.Vassort, Le Bord de l'Eau

Tout petit livre qui en dit long... (sur ce que je deviens). Je reprends ainsi les mots de l'auteur : "Redonner le sens des mots, éviter les effets de mode, lutter contre l'affaissement et la destruction culturels, par une haine de tous les instants sur ce qui est en place c'est déjà lutter contre l'idéologie capitaliste, technocratique et bureaucratique."

samedi 5 juillet 2014

L'emprise, M.Dugain, Gallimard

L’emprise est une fiction politique pas bien loin de la réalité ou plutôt la réalité romancée ! Tous les moyens sont bons et la fin justifie les moyens pour qui veut accéder au pouvoir : amitiés troubles, fourberies, promesses en l’air, menaces, chantage, corruption, prévarication, concussion, collusion, vénalité, attaque sur la vie privée, dessous de table… tout en sachant que les dessous des politiciens ne sont jamais très propres. Qui a dit déjà « Le pouvoir corrompt, le pouvoir corrompt terriblement » ? L’argent appelle le pouvoir et le pouvoir l’argent ! Le style de l’auteur est agréable, l’écriture efficace et souvent incisive mais l’intrigue m’a laissé sur ma faim. La politique est un sujet qui ne m’intéresse pas vraiment mais le récit était certes agréable à lire sans être toutefois passionnant.

jeudi 3 juillet 2014

L'espace du livre, H.Maldiney, Cerf

Le résumé disait ceci : Réflexion sur l'unité de la page, sur l'organisation des caractères et sur la capacité du livre à façonner la page en la spatialisant. Cette méditation sur le livre en tant qu'objet ouvre un questionnement sur l'ouverture et la rencontre à travers le livre.
Moi, je n'ai grosso modo rien compris. Et pourtant, ce livre m'a touchée.

La femme sans tête, V.Moore, 10/18

Paris 1581, quelques années après la Saint-Barthélemy, des cadavres de prostituées inquiètent le guet et la police. Jean de Moncel, commissaire au Chatelet, enquête et parvient à découvrir les « parties fines » organisées pour les grands et les nobles. D’un autre côté, il y a Théophraste Le Noir, médecin et alchimiste, et sa fille Sybille qu’il séquestre avec son gré pour la protéger et l’instruire de ses travaux. Mais, derrière tout cela, il y a la haine et la vengeance des uns et des autres. C’est un roman historique à la Barde Caduçon , agréable et distrayant.

Le garçon en pyjama rayé, J.Boyne, Folio junior


Il me semble impensable de vous dévoiler cette « fable » tellement réaliste et émouvante racontée par Boyne à travers les yeux de Bruno, enfant de 9 ans qui explore un monde qu’il ne peut pas découvrir ni comprendre mais que le lecteur adulte connaît malheureusement. C’est un sujet délicat raconté avec pudeur et tout en finesse ; c’est superbement construit. Pour ados et adultes. Remarquable ! A lire absolument !
Le roman n'est pas récent, mais dans cette période de "souvenirs", il me semblait intéressant de le rappeler, lui aussi, à la mémoire !

Le justicier d'Athènes, P.Markaris, Seuil

Dans ce deuxième volet de La trilogie de la crise, le commissaire Kostas Charitos enquête sur le cadavre d’un chirurgien renommé, mort d’une piqûre de cigüe et retrouvé dans un cimetière antique. Un PN, percepteur national anonyme et autoproclamé revendique le meurtre pour impôts non payés. On découvre alors un deuxième cadavre mort dans les mêmes circonstances et les caisses du fisc se renflouent tout à coup. D’autres riches fraudeurs sont menacés et passent à la caisse. Tandis que le gouvernement s’affole, le PN devient un héros pour le peuple. Markaris dépeint sans concession la Grèce de 2011 en pleine crise économique, la condition des travailleurs, les grèves, les manifestations, les magouilles politiques, la corruption, la fraude fiscale, les suicides par dépit… « L’Etat grec est la seule mafia au monde qui ait réussi à faire faillite ». Agréable et instructif !

Dragon bleu, tigre blanc, X.Qiu, Liana Lévi

Plaisir de retrouver l’inspecteur Chen Cao de la police de Shangai, mais celui-ci est démis de ses fonctions pour une prétendue promotion : directeur de la commission des réformes juridiques. Cela ne l’empêche pas d’enquêter pour savoir qui veut se « payer » sa tête. L’incorruptible Chen dérange certains politiques et hommes d’affaires véreux. Il devra louvoyer entre ambition des uns et corruption des autres. Plus qu’une enquête, c’est le tableau d’une certaine société : celle des Gros Sous, et du quotidien de la Chine actuelle. Encore une fois, ce fut un réel plaisir de lire Qiu Xiaolong !