Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
dimanche 3 août 2014
Jacob, Jacob, V.Zenatti, L'Olivier
Jacob était beau, intelligent, jeune. Il avait l'avenir devant lui. Mais, il a été tué durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette mort a marqué toute sa famille. Valérie Zenatti partage cette histoire avec nous. Récit poignant, émouvant, sans concession. Lu et approuvé, d'une traite !
Le manteau de Greta Garbo, N.Kaprièlian, Grasset
Loin, très loin d'un roman tel qu'il est présenté, ce texte est actuellement mon préféré de la Rentrée. Une sorte d'essai, de condensé de pensées, de réflexions, de références artistiques et cinématographiques, autour du manteau de Garbo, du vêtement en général, de l'importance qu'il a dans la vie de tous, de toutes et de chacun. Un récit passionnant, écrit par une femme érudite, un texte étrange dont on ne se lasse pas.
Pensées éparses d'un rabat-joie, A.Castel, Max Milo
Dans la lignée des Euphorismes de Grégoire, ces pensées sont parfois justes, parfois drôles, parfois rien, toujours bien écrites. Un petit cadeau facile !
Debout-Payé, Gauz, Le Nouvel Attila
Alternance de styles dans la narration, ce texte nous conte le quotidien des immigrés d'origine africaine, "condamnés" pour beaucoup à devenir vigiles. Un roman drôle, touchant, troublant qui nous renvoie également à nous, Occidentaux, blancs, bourgeois,... Et il n'y a pas de quoi être fiers.
La Chute des princes, R.Goolrick, A.Carrière
Bien que ce livre m'ait longtemps et de loin fait penser à American psycho, sans la violence, et que je l'ai pour cette raison trouvé sans grand intérêt, les deux derniers chapitres valent à eux seuls la lecture de ce roman !!! Je vous laisse découvrir...
Un jeune homme prometteur, G.Battistella, Grasset
Le narrateur est orphelin et, après quelques placements infructueux, il est accueilli avec son frère Jeff( ?) chez Mémé, à Labat, dans les Pyrénées. Après une jeunesse assez tumultueuse et l’obtention du Bac, il part pour Paris en quête de ses origines et de sa mère amnésique placée dans une institution. Il devient pigiste et il commence à écrire. « J’étais venu au monde avec un capital de douleurs… me raconter est devenu une obsession. » Son roman sera une espèce de roman initiatique, une autofiction*. Un 1er roman abouti, à la fois « émouvant, sarcastique et cruel » !
* genre littéraire où l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal, qui se réclame cependant de la fiction : on pourrait presque dire une « autofriction ».
Le roi disait que j'étais diable, C.Dupont-Monod, Grasset
Fiction historique qui retrace la vie d’Aliénor d’Aquitaine depuis son mariage avec Louis VII jusqu’à la 2ème Croisade avant l’annulation de son mariage pour consanguinité. Si l’histoire est connue : un roi mollasson et dévot et une reine énergique et vindicative mais « maudit pays (du Nord) qui ne compte pas sur les femmes » ; le style, lui, domine avec des phrases et des chapitres courts qui donnent un rythme déjà cadencé par l’alternance des propos d’Aliénor et de Louis VII et tout cela écrit dans une langue soignée. Agréable !
Inscription à :
Articles (Atom)






