Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
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mercredi 14 mai 2014
Le soldeur, M.Field, Julliard
Le narrateur possède une belle bibliothèque fournie en tous genres : littérature, sociologie, philosophie, tourisme, livres pour enfants, essais, dictionnaires, encylopédies, grands Chefs de cuisine… Sa rencontre avec « elle », la Lectrice, chez un bouquiniste où il alla un jour vendre quelques livres, l’obligea suivant leur pacte à se séparer progressivement de tous ses livres. Une entrée en matière très plaisante suivie de longs monologues (lus en diagonales) sur les livres dont il se sépare, ou va se séparer et sur l’aménagement d’une bibliothèque privée. Heureusement, les quelques dialogues avec la jeune fille donnent enfin quelques bouffées d’oxygène au récit, et puis, il y a quelques réflexions et citations interpellantes et un savoureux chapitre final. Plus de lassitude que de plaisir en somme, même pour un bibliomane/bibliophile qui a 48 années de lecture derrière lui. « Il voulait maintenant comprendre ce que signifiait une bibliothèque, ce que voulait dire cette succession d’actes : acheter, lire, garder, classer, accumuler, se laisser envahir par les livres. » « Liquider sa bibliothèque, c’est en quelque sorte perdre son âme ? » Mais un livre, n’est-il pas toujours l’histoire d’une rencontre ?
mardi 27 septembre 2011
La vieille dame du riad, F.Laroui, Julliard

Première partie : François et Cécile Girard, la quarantaine bien tassée, sans enfant, habitent Belleville. François est un doux rêveur et veut s’installer quelque part, autre part. Ils décident de tout quitter et d’acheter un riad à Marrakech. Il trouve le riad de leur rêve avec un beau bigaradier au centre du patio. Mais le premier jour, ils découvrent une vieille dame toute chenue qui squatte la pièce du fond. Ils rencontrent alors Mansour, leur voisin, prof d’université. Mansour décide alors d’écrire un roman, celui de Tayeb qui a vécu dans ce riad et c’est toute l’histoire du Maroc du XXème siècle qui constitue la deuxième partie du roman. Dans la 3ème partie, Cécile décide d’imaginer et d’écrire la suite de l’histoire de Tayed. Ce qui fait trois romans pour le prix d’un ! Les élucubrations du couple sont particulièrement savoureuses avec des dialogues aux réparties pleines d’humour pour céder la place à un récit historique très sérieux qui fait découvrir à François, à Cécile et au lecteur, les us et coutumes, la culture et l’histoire de la colonisation marocaine. Une belle leçon à tous ceux qui débarquent dans un pays sans rien en connaître et une fameuse gifle à tous les anciens pays colonisateurs qui se sont approprié des pays, des régions soi-disant pour les civiliser.
Roman très réussi qui amuse et qui instruit à la fois.
Commentaire de la libraire : la critique de Léo m'a fait tellement envie que je viens de commencer ce roman. Mon appréciation très bientôt.
mardi 12 janvier 2010
L'Olympe des Infortunes, Y.Khadra, Julliard

Dans la littérature de Khadra, il y a souvent un point de vue, une morale, une opinion défendue. Dans son roman précédent (Ce que le jour doit à la nuit), je n'avais déjà pas retrouvé cette prise de position. Dans celui-ci, je n'ai pas compris de quoi il parle exactement. Sans me déplaire (car je l'ai lu entièrement et rapidement), il me laisse perplexe.
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