Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

jeudi 5 novembre 2009

Métaformoses, C.Rueda, Alice jeunesse


Graphiquement très intéressant mais récit auquel nous n'avons pas accroché.

Les souliers de Jacob, A. de Lestrade et T.Schamp, Sarbacane


Jouant sur les mots et les expressions autour des pieds et des souliers, cet album raconte avec style et intelligence l'histoire de Jacob, cordonnier, qui cherche chaussure à son...

L'échappée belle, Anna Gavalda, Le Dilettante


Elle l'avait écrit pour France Loisirs, ce n'est donc pas une nouveauté mais une réédition dans sa maison d'édition traditionnelle.
Dans un vocabulaire peut-être pauvre mais idéal à son récit, Anna Gavalda nous conte l'escapade de 4 frères et soeurs fuyant un mariage qui s'annonce ennuyeux. Des moments de bonheur dont tout le monde rêve mais pour lesquels on ne franchit jamais (ou presque) le pas. On profite donc de ce très court roman pour s'évader avec eux.
Facile mais bon...

mardi 3 novembre 2009

Rencontre littéraire avec Armel Job


La malédiction des Shacklebott, Eco T1, G.Bianco et J.Almanza, Soleil


Un duo parfait pour un album étonnant. Subjuguée par le dessin, j'ai lu avec délectation (en tout cas pendant une bonne partie) ce magnifique album que je croyais être pour enfants. Toutefois, l'histoire d'Eco tourne à l'horreur et la crainte d'effrayer mes enfants pointe à l'horizon.
Mon aînée et moi sommes allées jusqu'au bout et attendons maintenant la suite avec impatience.
Cet album n'est donc pas pour les petits mais réjouira les grands.
Il en est ressorti pour nous la fabrication de doudous bizarres, dans lesquels nous avons glissé un marron afin de leur donner vie (comprendront ceux qui liront le livre).

Les visages, Jesse Kellerman, Sonatine


Elu meilleur thriller de l'année par le New York Times, je me suis précipitée sur ce roman, publié dans une excellente maison d'édition de romans noirs. D'autant plus excitée que la couverture est magnifique.
Et ce furent 4 jours de bonheur et de lecture intensive. Avec un roman que je ne parviens pas à classer : pour moi, ce n'est pas tout à fait un thriller, ni un roman dit de littérature générale. Mais, c'est à lire !

mercredi 28 octobre 2009

La vérité sur Marie, Jean-Philippe Toussaint, Minuit


Invitant la nature dans son univers d'objets apparemment inanimés (cf. "La Télévision"), Jean-Philippe Toussaint joue avec l'eau et le feu, la mort et la vie, et nous parle de sexe (on commence à avoir l'habitude), d'abord en vrai mais sans y toucher vraiment, puis, métaphoriquement, par l'intermédiaire des chevaux et des coquillages (mais oui).
"La Vérité sur Marie" fait se succéder les scènes où il ne se passe strictement rien et d'autres censées être de bravoure. Mais pourquoi les climax sont-ils des anti-climax?
Parce que Toussaint, justement, a su (a su) nous parler comme personne du rien qui habite nos vies. Et que, quand il cherche à le remplir, il "fait", au mieux, "du Toussaint", au pire "du Minuit", sans plus "être Toussaint". Fini les éclats de rire et la délectation, cela date du temps de "La Salle de bains" et de "La Télévision", malheureusement. Reste, parmi quelques moments malgré tout réussis, une très belle scène quand Marie "a perdu son passeport" à la douane japonaise et trois pages où l'auteur décrit très finement les mystères de la création littéraire. C'est peu, mais c'est toujours ça, et cela cadre bien avec un système reposant tout entier sur les joies de la frustration. Jean-Philippe, le lecteur redemande du vrai Toussaint!

Emma

Moi : Quelle vérité sur Marie ? Il parle des chevaux, d'un mort qui n'est pas Marie. Mais, si peu (trop peu) de Marie. Alors qu'il est en lice pour le Goncourt (il ne reste plus que 4 candidats dont lui), je ne suis pas arrivée à terminer ce roman.