Parce que Naomi Kawase a adapté ce roman au cinéma et qu'on m'a dit beaucoup de bien du film, j'ai eu envie de lire le livre...
Malgré un style que j'ai trouvé assez pauvre, l'histoire m'a directement séduite et je suis allée au bout de cette histoire d'une traite. Cuisine, amour, humanité et... pétales de cerisier.
Je suis curieuse de voir le film ! Et je vais apprendre à ECOUTER.
Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
samedi 5 mars 2016
Scission, P.Casacuberta, Points
« Comment peut-on survivre lorsqu’on a été surnommé Anibal par un père, historien et professeur émérite ? » Notre héros, le narrateur, historien lui aussi, n’a jamais été à la hauteur des rêves de son géniteur : ainsi Anibal le pense-t-il ! Mais le père meurt et le fils résiste à ses lamentations paranoïaques d’enfant déshérité ; il héritera néanmoins tardivement aux conditions testamentaires de son père si… ! Anibal (Hannibal) vaincu par son père « Scipion » renaît alors de ses cendres. Un récit à l’écriture fouillée, travaillée (même si c’est une traduction) et agréable malgré les nombreuses digressions, diversions, soliloques, espèces de masturbations cérébrales du narrateur, le fils, dont on partage le destin. J’ai finalement beaucoup aimé et je l’ai terminé avec une larme à l’œil !
mercredi 2 mars 2016
Sécurité renforcée, S.Doolittle, Rivages
Le bandeau en dit : "Un page-turner explosif débordant d'énergie." Harlan Coben
Moi, je réponds : Ne jamais croire ce qui est écrit sur les bandeaux... Pas de page-turner, rien d'explosif, quant à l'énergie, il m'aurait presque ôter la mienne...
Moi, je réponds : Ne jamais croire ce qui est écrit sur les bandeaux... Pas de page-turner, rien d'explosif, quant à l'énergie, il m'aurait presque ôter la mienne...
L'or de Quipapa, H.Tézenas, Métailié
Pernambouc 1987, (Recife, Brésil). Suite à l’assassinat d’un syndicaliste, la famille Carvalho doit se battre contre toutes les difficultés qui viennent menacer l’immense plantation familiale et sa production d’éthanol. Corruption, trahisons, exploitation des ouvriers… tissent la trame de ce roman. Tempo rapide et sans pause : plaisir mitigé !
La théorie du grain de sable, B.Peeters et F.Schuiten, Casterman
Brüsel, juillet 784, Constant répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les pièces de son appartement ; tandis que dans un immeuble voisin, une mère constate que du sable s’accumule avec régularité dans son appartement. Un peu plus loin, le patron et chef cuisinier de la brasserie « Chez Maurice » perd du poids sans maigrir pour autant. Ces faits se passent après le passage de Gholam Mortiza Khan, chef des guerriers Bugtis : le grain de sable ? Schuiten-Peeters continuent de nous plonger dans l’imaginaire et le fantastique des Cités obscures. Superbe album !
Les chemins de Compostelle T1 et 2, J.C.Servais, Dupuis
Quatre destins, quatre voyages vers Compostelle : à chacun sa voie, à chacun son chemin, à chacun ses raisons. Il y a Dominique qui part de Bretagne, Céline du Mont Saint-Michel, Alexandre de Suisse et Blanche de la Grand-Place de Bruxelles. On retrouve évidemment la ligne « Servais », qui nous fait découvrir ses personnages et paysages. Un dessin net, précis des chemins parcourus et des rencontres. Un dessin fidèle des lieux : la Grand-Place, Avioth, le Mont-Saint-Michel… Inutile de dire que j’attends de lire le 3ème tome des « Chemins ».
Lisières du corps, M.Riboulet, Verdier
Six récits brefs, six nouvelles. C’est la 4ème : « Le nom du soleil en quéchua », que j’ai appréciée le plus : la description d’une photo d’un homme, torse nu, la courbure du corps vers le chien à ses pieds, au bord d’une combe. Aucun détail n’est laissé au hasard et cela nous laisse aller à la rêverie et à l’imaginaire. La langue est travaillée et sincère, fouillée et fluide et plus poésie que prose. Du bel art !
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