Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
mercredi 2 mars 2016
Derrière les panneaux, il y a des hommes, J.Incardona, Finitude
Pierre a tout abandonné. Il vit dans sa voiture, sur l’autoroute, depuis six mois, quand sa vie a basculé sur une aire de repos d’une autoroute. Il attend. Quelqu’un sait, quelqu’un doit savoir et il attend. Une écriture « ping-pong », mais on devrait dire « lignes droites », ou « ellipses ; on devrait dire « circonvolutions » Phrases courtes et style saccadé ; presqu’un scénar de film. C’est du direct et c’est original !
Sous le soleil de minuit, Corto Maltese T13, J.Diaz Canales et Pellejero, Casterman
C’est comme chez Dumas, « Vingt ans après » ; on retrouve ce cher Corto mais sous le pinceau et la plume de Canales/Pellejero qui ressuscitent l’aventurier charmeur et ironique qu’on lisait dans le magazine « A suivre » en noir et blanc. 20 ans après ? Non. Depuis, j’ai relu Fables en Venise et Les balades de Corto Maltese qui m’ont fait apprécier la Sérénissime étrange et inconnue des sestiere vénitiennes. Corto n’a pas vieilli et si le scénario est toujours aussi tarabiscoté, la ligne et le dessin sont toujours aussi clairs et agréables à découvrir. Gageure réussie, je le pense ! Résurrection !
A la table des hommes, S.Germain, Albin Michel
Naissance obscure du personnage principal, mi-animal en devenir humain et surnommé Babel ; celui qui connaît la nature mais qui s’apprivoise au contact des hommes dans un univers violent et martial où merveilleux et réalisme se côtoient : c’est une mi-fable/mi-roman. « Drôle de garçon, celui-là qui se tient en lisière de l’enfance et de l’âge adulte, dans un entre-deux qui n’est pas vraiment l’adolescence, du moins partielle qu’elle-même a vécue (Zolda) et observée ensuite chez les autres. Il y a chez lui un alliage de candeur et de gravité, de douceur et de robustesse qui l’étonne. » Si l’intrique m’est restée finalement secondaire, c’est le style et la langue ciselée, aigüe, harmonieuse et travaillée de la romancière d’où sourdent émotions et sentiments qui m’ont donné le plaisir de lire !
On va déguster, F.R.Gaudry, Marabout
C’est une véritable encyclopédie culinaire que l’on picore au gré du feuilletage. Ce n’est pas qu’un livre de recettes, pas une bible, mais un merveilleux livre illustré, volumineux, que l’on pose sur une table et qu’on lit, jour après jour, avec bonheur, tant il recèle de conseils, d’anecdotes, de petites histoires, de techniques, de lexiques… C’est un livre qu’on doit laisser ouvert et qu’on épluche jour après jour pour son petit bonheur visuel et gustatif.
Merci, l’ami Fabien de me l’avoir fait découvrir ! Merveilleux livre indispensable à offrir et à s’offrir !
Casal ventoso, F.Ekelund, Gaïa
Malmö, une ville suédoise tranquille : un riche homme d’affaires est trouvé assassiné à la hache et une canule fixée dans l’œil. Vengeance, règlement de compte ? Les enquêteurs Monica et Hjalmar n’ont aucun indice mais des lettres signées H. parviennent régulièrement à Hjalmar qui font référence à leur passé des années 60/70 où musiques et drogues se mêlent. Qui est H. qui a l’air d’être au courant de leur enquête ? Encore un polar suédois bien réussi au rythme pop des groupes et des morceaux de l’époque. J’ai passé un bon moment !
Désaxé, L.Kepler, Actes Sud
Des jeunes femmes assassinées, le visage lacéré au couteau et la Riskrim qui piétine ! Un serial killer qui filme ses assassinats. La police fera appel au psychiatre Erik Maria Bark pour hypnotiser un détenu qu’il a jadis expertisé et faire (re)surgir certains souvenirs enfouis. Tout comme dans les précédents : L’hypnotiseur, Le pacte, Incurables et Le marchand de sable ; le couple Kepler nous offre une intrique implacable avec suspens et frissons garantis. Encore un excellent polar/thriller à la suédoise.
mercredi 10 février 2016
En attendant Bojangles, O.Bourdeaut, Finitude
Ce roman raconte cela. C'est magnifiquement bien écrit, ça fait rêver. C'est à lire ! Absolument !
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