Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

samedi 12 avril 2014

Ceux qui restent, Les vieux fourneaux T1, Lupano et P.Cauuet, Dargaud

Trois vieux amis se retrouvent pour l'enterrement de la femme de l'un d'entre eux. L'occasion de raconter leur vie, revenir sur le passé, l'amour, le travail, la lutte syndicale. Le point de départ aussi d'une aventure vers l'Italie, accompagnés de Sophie, petite-fille d'Antoine... Une excellente bande dessinée, à la fois drôle et intelligente comme sait tellement bien le faire Lupano. Un énorme coup de coeur !

jeudi 10 avril 2014

La valeur de la simplicité volontaire, R.B.Gregg, Le Pas de Côté

Le concept de "simplicité volontaire" n'est pas une invention de notre époque. Le texte repris ici a été édité en 1936. Bien qu'il cite des gens qui pourraient (a posteriori de la publication) nous faire peur, les idées et principes sont présents... et à suivre.

Clair-obscur, K. et S.Immonen, Vents d'Ouest

Si cette bande dessinée est graphiquement très réussie, question texte et histoire, je n'ai plus ou moins rien compris. Je suis ouverte à toute explication...

Mauvaises eaux, I.Wolf, Mirobole

Roman policier danois, de facture très classique. Deux corps de femmes minutieusement mutilés sont retrouvés dans des valises. Une enquête s'ouvre alors pour découvrir le meurtrier et comprendre ses geste et mobile. Un livre sans grande surprise qui se lit, installé(e) tranquillement au soleil.

samedi 5 avril 2014

Techno-critiques, F.Jarrige, La Découverte

Certains connaissent mes aversions ou réticences pour les nouvelles technologies. Dans cet ouvrage, j'allais peut-être trouver des pistes, des faits pour me rassurer - ou pas -. J'y ai trouvé bien plus que cela. Depuis l'apparition des premières machines industrielles jusqu'aux nouvelles technologies, tout a été, de tous temps et en tous lieux, critiqué, contesté, voire brisé. François Jarrige retrace de manière exhaustive ces oppositions. De nouvelles voies de réflexion s'ouvrent à moi, de nombreuses références que j'ai à présent envie de lire...

L'éveil de Mademoiselle Prim, N.Sanmartin Fenollera, Grasset

Mademoiselle Prudence Prim, bardée de diplômes, répond à une petite annonce recherchant une bibliothécaire sans diplômes pour s’occuper de la bibliothèque privée d’un gentleman. Prudence rencontre ainsi « l’homme du fauteuil », érudit qui a les idées bien arrêtées sur l’éducation des enfants : arts, littérature, latin et grec, les classiques et leçons philosophiques… Elle accepte la place et est engagée pour ranger, trier, répertorier, dépoussiérer la bibliothèque. Mais le village de Saint-Irénée d’Arnois serait-il une florissante colonie d’exilés du monde moderne à la recherche d’une vie saine et rurale hors de la confusion et de l’agitation : une espèce d’autarcie à l’économie simple, traditionnelle et familiale ? C’est un récit adorable, délicieusement sentimental, féminin et féministe, tout en nuances, en délicatesses et en couleurs pastels ; une espèce de conte philosophique régénérant construit sur l’amabilité, les bonnes manières, la tolérance et la fermeté, dans une atmosphère « vieille France ». Bonheur de lire !

Expo 58, J.Coe, Gallimard

Thomas Foley, 32 ans, jeune père de famille, accepte la proposition du Ministère de l’information de Londres de partir six mois à Bruxelles afin de superviser la construction du pavillon britannique et de veiller à la bonne tenue du pub anglais « Le Britannia ». Thomas vivra alors une expérience aux rebondissements multiples. C’est une espèce de parodie de roman d’espionnage d’une part, et d’aventures sentimentales d’autre part, qui dépeignent l’esprit de toute une époque et qui nous plongent dans l’ambiance des années 50 au goût des Salt’n Shake, les fameux paquets de chips Smith avec leur petit sachet bleu de 0,6g de sel. Est-ce parce que j’ai visité l’Expo 58 à l’âge de 5 ans et parce que j’en ai gardé quelques souvenirs amplifiés par les « disquettes » du ViewMaster que je suis rentré totalement dans ce récit ? Qu’importe, j’ai vraiment beaucoup aimé !