Les avis d'une libraire-lectrice
J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.
mardi 11 février 2014
En finir avec Eddy Bellegueule, E.Louis, Seuil
Premier roman dont on parle beaucoup, presse et libraires, ce texte plus près du récit que du roman est l'histoire d'un jeune garçon, né dans un milieu populaire, plus teinté de coups et d'alcool que d'amour et de tendresse. Un texte dur, glauque, violent qui se lit d'une traite.
Annabel, K.Winter, Belfond
Ce livre, je l'ai déjà commenté. Si j'en reparle c'est parce qu'il a fait l'objet de notre dernière soirée littéraire et qu'en-dehors de 2-3 personnes, il a séduit tous les lecteurs participants. Un livre au sujet a priori difficile mais tellement beau, touchant, juste, sans voyeurisme. Dans lequel les personnages sont denses, puissants et émouvants à la fois. Un livre à garder en magasin éternellement.
Ainsi résonne l'écho infini des montagnes, K.Hosseini, Belfond
C’est un roman qui touche, qui émeut par la poésie, l’émotion, l’humanité et la profondeur qui s’en dégagent. Malgré sa structure complexe, ce sont des destins qui se séparent, qui se retrouvent, qui se croisent ; des leçons de vie à travers des personnages tantôt attachants et tantôt distants mais jamais quelconques. C’est l’Afghanistan de 1950 à nos jours, sans jugement, sans politique, juste une esquisse des mœurs ; c’est le Paris des années 70, la Californie des années 2000, une île grecque… sans dépaysement. C’est presque un conte philosophique dans lequel on a le bonheur de plonger à cœur perdu !
lundi 3 février 2014
Petit manuel de survie à l'intention d'un socialiste dans un dîner avec des gens de gauche, B.Gaccio, Les Liens qui Libèrent
Après avoir écrit un livre sur le vote blanc et son importance, B.Gaccio nous propose avec son humour caustique, un petit guide de mauvaise foi pour un Socialiste en conversation avec des gens de gauche. Si c'est en effet drôle, c'est aussi criant de vérité et j'en reprendrais bien ici la conclusion... Mais, bon, je vais plutôt vous le vendre (hi hi hi) !
La petite communiste qui ne souriait jamais, L.Lafon, Actes Sud
Ce roman où même les interviews avec la gymnaste sont inventés nous raconte en long, en large et en travers la vie de Nadia Comaneci, cette petite Roumaine ayant fait explosé les compteurs lors des JO de Montréal. C'est aussi un roman sur le communisme, le régime Ceaucescu, où l'Occident en prend également pour son grade. La presse en parle beaucoup. Moi, pas.
Soit dit entre nous... J'AIME TROP L'AMOUR, P.Pujadas et M.Rutten, Le Castor Astral
Un petit livre qui tombe à point nommé pour la Saint-Valentin mais pas seulement. Car on n'aime pas l'amour uniquement le 14 février. Mais, toute l'année.
Le cercle des coeurs solitaires, L.et S. Hammer, Actes Sud
Autant j'avais aimé les deux précédentes enquêtes : Morte la bête et Le prix à payer, autant je me suis ennuyé avec cette 3ème. Simonsen se remet de ses problèmes cardiaques et s’il reprend son travail à mi-temps, il vit avec ses souvenirs et ses démons du passé avec des va-et-vient présent/passé. C’est long, c’est lent, c’est embrouillé et j’ai abandonné après près de 300 pages de lecture courageuse sans vouloir savoir si les différentes « affaires » allaient se rejoindre. Sans doute serez-vous plus persévérant et plus curieux que moi ?
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