Les avis d'une libraire-lectrice

J'ai la prétention de dire que je lis, en moyenne, 4 romans par semaine. A travers ce blog, vous pourrez vérifier si je n'exagère pas car je vais y mettre tout ce que je lis : romans, albums jeunesse, BD,... Dévoré, apprécié ou vite abandonné, chaque livre fera l'objet d'un petit commentaire.

mardi 25 janvier 2011

La fin du courage, C.Fleury, Fayard


Pour moi, plus difficile à lire que Les pathologies de la démocratie, ce livre n'en est pas moins intéressant. Son propos tourne autour de la notion du courage au sens philosophique du terme, appliqué ensuite à la chose politique.
Et, pour la citer : "si l'homme courageux est toujours solitaire, l'éthique collective du courage est seule durable".
A bon entendeur...

Dans la ville d'or et d'argent, K.Mourad, R.Laffont


Ce récit est une fresque historique qui nous entraîne au milieu du 19ème siècle (1856) quand la Compagnie des Indes veut annexer le royaume indépendant d'Awadh, le plus riche état du nord de l'Inde. Une insurrection se déclare alors à Lucknow, la capitale aux mille palais. Le roi Wajid Ali Shah exilé, ce sera la bégum Hazrat Mahal, 4ème épouse du souverain, qui prendra alors la tête des insurgés. Aidée de Jal Lal, dont elle tombe amoureuse, elle s'opposera farouchement aux Anglais qui ne respectent rien, ni les coutumes, ni la civilisation raffinée, ni la paisible cohabitation des musulmans et des hindous pour s'imposer sans scrupules grâce à leur suprématie armée.
Le style est simple et fluide et l'écriture au présent accentue la véracité historique du destin de l'héroïne, Hazrat Mahal, son courage, sa volonté et son abnégation qui préfigurent l’œuvre de Gandhi, moins d'un siècle plus tard (1948).
Et honte à tous les pays colonisateurs quels qu'il soient.

lundi 24 janvier 2011

Le font-ils exprès ?

Ce matin, a été publié dans L'Avenir du Luxembourg un article sur les bons voeux de notre bourgmestre.
Evidemment, pas de mea culpa sur leur inaction en cette période difficile qu'a été l'avant-Noël mais, au contraire, des auto-éloges sur ce qu'ils ont fait - après coup -.
Pas de mea culpa mais encore une fois une attaque vis-à-vis de "certains concitoyens pour qui la critique est facile" (moi et d'autres, en l'occurence).
Je reprends la citation de Mr Biren : "A l'heure du tout tout de suite, de la dictature de l'immédiateté et de l'instantanéité, il est parfois malaisé pour certaines personnes de gérer calmement et raisonnablement des urgences. C'est à nous de faire comprendre qu'en pareille situation, il faut maintenir des priorités et favoriser les solidarités entre nos concitoyens."
Quand il y a urgence, faudrait peut-être se presser, non ? Une semaine pour intervenir, c'est calme assurément !
En outre, j'aurais aimé (et j'aimerais encore) qu'ils m'expliquent qu'elles ont été leurs priorités et en quoi ils ont favorisé les solidarités. En faisant la morale aux administrés peut-être (cfr. précédent message sur leur courrier en réponse du mien) et, surtout, sans montrer l'exemple ?

mercredi 19 janvier 2011

Le musée perdu, S.Berry, Le Cherche Midi


Mélange entre un Dan Brown et un Indiana Jones, « Le musée perdu » est un roman (thriller ?) qui fait revivre « la chambre d'ambre » disparue du palais Catherine près de Saint-Pétersbourg. Il est question d'Hitler, de Goering et d'allemands qui pillaient effrontément les musées d'Europe pour s'accaparer les oeuvres d'art au nom de l'Allemagne nazie ou pour satisfaire leur propre plaisir de les posséder.
Tous les ingrédients sont là : histoire, art, mystère, richissimes collectionneurs, sbires prêts à tuer pour voler des oeuvres d'art, musées secrets privés, quelques scènes sentimentales, un zeste d'érotisme, de l'action... pour aboutir à un roman distrayant... à lire en vacances.

mardi 18 janvier 2011

Vivre encore un peu, C.Donner, Grasset


Rassurez-vous : je ne vais pas vous enquiquiner tout le temps avec la lecture d'essais. Mais, un de temps en temps, cela (vous aussi ?) fera du bien.
Donc, roman !
Il m'aura fallu moins d'un trajet Bruxelles - Arlon (avec retard mais il ne compte pas dans mon temps de lecture) pour dévorer ce très beau roman de C.Donner.
Le beau-père du narrateur (l'auteur, vraiment ?) est très, très, très vieux et va sûrement mourir prochainement. C'est l'occasion pour ses proches de retourner à Beyrouth pour le voir et lui dire au revoir. C'est l'occasion pour C.Donner de nous raconter des anecdotes à son propos.
Le tout donne un très agréable roman que l'on ne lâche pas une minute tant les personnages sont attachants et le roman prenant.

Les pathologies de la démocratie, C.Fleury, Fayard et LGF


Le contentieux avec la Ville d'Arlon m'aura au moins apporté une bonne chose : je me suis mise à lire des essais !
Dont le premier ici que je suis ravie de présenter : nos démocraties occidentales sont malades et cet ouvrage analyse avec grande intelligence et, pourtant, simplicité les maux dont elles souffrent.
En lisant cet essai, j'ai eu la joie de découvrir que ce que je dénonce parfois avec virulence (certains diront que je suis pessimiste) est étudié et décrypté par d'autres. Et qu'au-delà du simple état de fait, l'auteure nous guide pour penser les démocraties autrement, vers une réelle maturité à laquelle elles doivent accéder.

jeudi 13 janvier 2011

Indignez-vous !, Stéphane Hessel, Indigène


Ce tout petit livre connaît un succès inversement proportionnel à sa taille : 25 pages et 500.000 exemplaires vendus actuellement.
Ce succès est certainement dû à son auteur (un vieux Monsieur de plus de 90 ans ayant plus ou moins tout connu).
Mais, pour moi, également et surtout grâce à son titre : Indignez-vous ! En ces temps humainement, économiquement et politiquement difficiles, les raisons de s'indigner ne manquent pas (et ce n'est pas à moi dont l'une des catégories de ce blog s'intitule Les petites indignations de Mademoiselle Géraldine qu'il le faut le dire).
Je m'indigne régulièrement. J'espère maintenant avoir le courage et l'honnêteté d'aller au-delà et d'agir à bon escient.
Quant au livre, si son contenu n'a pas grand intérêt, il vaut la peine de l'offrir autour de soi, simplement pour réveiller les consciences et relancer les endormis.